UDF-MoDem : la catastrophe interne !
Ne sommes-nous qu’une vaine « machine à élections » ?
A l’approche d’une échéance électorale, c’est le réveil. Branle-bas de
combat dans les commissions, il faut se dépêcher de bosser la
communication, l’événementiel et surtout le programme ! Mobilisons les
militants ! Multiplions par trois notre équipe de campagne ! Et puis,
c’est le drame : nous ne sommes pas élus. En
façade, petit discours conciliant : nous n’avons jamais fait un aussi
beau score, c’est formidable, c’est une ère nouvelle qui commence. En
coulisse : c’est la débandade. Aujourd’hui, marre de mentir : l’UDF-MoDem va mal !
Au siège, c’est le calme après la campagne.
Au lieu de profiter de l’été pour préparer la rentrée, on déserte.
L’organisation des Assises de la démocratie, promises pour la
mi-septembre, en est à son prélude. Le programme se finalise avec
peine. Le prix pour les participants n’est pas encore acté et la
campagne d’inscription pas encore lancée. On disserte sur des détails,
sans aucune méthode. Pire, les « aînés »
viennent de réaliser qu’un tel événement – plus de 2 000 personnes
« espérées » – était trop lourd pour eux. Et voilà qu’ils ont tout
refilé aux jeunes ! Toujours
au siège, les couloirs sont vides. Entre les vacanciers et les
déserteurs, on ne compte plus personne. Les différents services
fonctionnent en effectifs minimum. Une seule personne pour gérer le
service presse. Et encore, c’est une stagiaire !
Plus de communication dans les fédé. Plusieurs
responsables de sections ayant gagné le Nouveau centre, on pratique la
punition collective ! Aucun message ne descend en région, tant que les
vers n’ont pas été retirés du fruit. C’est-à-dire silence total au
moins jusqu’à la rentrée !Quant aux listes des nouveaux adhérents :
elles restent sous clé. Impossible là encore, pour les responsables
locaux, de connaître les militants de leur circonscription. Soit disant
parce que le parti n’est pas encore créé. En réalité : parce qu’on ne
veut pas voir tomber nos jeunes recrues dans les mains du Nouveau
centre. C’est de la paranoïa totale !
Parmi
les quelques « cadres » qui restent au parti : Marielle de Sarnez. Sa
tête est dans les nuages : elle rêve des municipales. Impopulaire en
interne, connue pour son amabilité discutable, elle semble vouloir
décider des listes de chaque arrondissement ! Entourée d’une équipe
réduite, elle fait sa loi. Et en oublie totalement le parti.

Même le chef semble avoir baissé les bras.
François Bayrou, malgré de nombreuses sollicitations, refuse de
s’exprimer dans les médias. « Pas avant septembre » affirme t’il. Il
faut dire que, vu les sous-effectifs actuels, il en est à répondre
lui-même à certains mails postés sur campagne@bayrou.fr ! Forcément, son temps est compté !
Mais
franchement, qu’attend t’on pour se réveiller ? Nous avons promis à 8
millions d’électeurs de renouveler le monde politique. Au final que se
passe t’il ? Rien du tout ! La création du MoDem, promise pour la fin
octobre, est décalée à novembre. Espérons que d’ici là les choses aient
bougées et que nous ayons enfin quelque chose de concret à proposer aux
Français !
|